L’essentiel à retenir
- La contre-visite doit être passée dans les deux mois qui suivent le contrôle défavorable.
- Avec une défaillance majeure, la voiture peut continuer à rouler pendant ces deux mois.
- Avec une défaillance critique, le contrôle n’est valable que le jour même et la voiture ne doit plus rouler ensuite.
- Le prix de la contre-visite est fixé librement par chaque centre et doit être affiché à l’entrée.
- Vous pouvez repasser dans un autre centre agréé que celui du premier contrôle.
- Une fois le délai dépassé, un nouveau contrôle technique complet devient obligatoire.
Un procès-verbal défavorable n’immobilise pas automatiquement la voiture. Tout dépend du niveau des défauts relevés : une défaillance majeure laisse deux mois pour réparer, une défaillance critique interdit de rouler dès le lendemain.
Dans les deux cas, il faut faire réparer la voiture puis la présenter à une contre-visite du contrôle technique. Ce second passage, limité aux points en défaut, doit avoir lieu dans un délai fixé par l’arrêté du 18 juin 1991.
Ce délai ne repart pas à zéro après un nouvel échec, et son dépassement oblige à tout recommencer. Le prix, lui, n’est pas réglementé : chaque centre fixe le sien.
Qu’est-ce qu’une contre-visite du contrôle technique ?
C’est un second passage au centre, limité aux défauts qui ont fait échouer le premier contrôle.
Elle devient obligatoire dès que le procès-verbal est défavorable, c’est-à-dire lorsqu’au moins une défaillance majeure ou critique a été relevée. Service-Public précise que le contrôleur choisit les points à examiner à partir des défaillances constatées et vérifie qu’elles ont bien été réparées.
Les défaillances mineures n’entraînent pas de contre-visite. Le contrôle reste favorable, même si ces défauts doivent être corrigés.
Selon Service-Public, le contrôleur vérifie 133 points lors du contrôle périodique. Dans sa fiche pratique publiée en août 2025, la DGCCRF recense 668 défaillances possibles : 162 mineures, 362 majeures et 144 critiques. Les mêmes règles s’appliquent quelle que soit la motorisation, y compris sur une voiture électrique.
Défaillance majeure ou critique : qu’est-ce que ça change ?
Le niveau de gravité fixe la durée de validité du contrôle, donc le droit de continuer à rouler.
Le résultat est indiqué par une lettre sur le procès-verbal et sur le timbre apposé sur la carte grise :
| Résultat | Lettre | Validité du contrôle | Contre-visite |
|---|---|---|---|
| Favorable | A | 2 ans | Non |
| Défavorable pour défaillances majeures | S | 2 mois | Oui, sous deux mois |
| Défavorable pour défaillances critiques | R | Jour du contrôle | Oui, sous deux mois |
La différence porte donc sur la validité : deux mois avec une défaillance majeure, une seule journée avec une défaillance critique. Le délai pour faire vérifier les réparations reste en revanche de deux mois dans les deux cas, selon l’article 7 de l’arrêté.
La DGCCRF cite par exemple un éclairage de plaque d’immatriculation défectueux parmi les défaillances majeures, et des feux stop défectueux parmi les critiques. Lorsque plusieurs défauts sont relevés, la défaillance critique doit être réparée en priorité.
À lire aussiLes différents feux d’une voiture : symboles et utilisationQuel délai pour passer la contre-visite ?
Deux mois à compter de la date du contrôle technique initial, que la défaillance soit majeure ou critique.
Service-Public en donne un exemple : pour un contrôle défavorable réalisé le 14 mai 2026, la contre-visite doit avoir lieu au plus tard le 13 juillet 2026.
Ce délai ne se prolonge pas. Si les défauts persistent lors de ce nouveau passage, une autre contre-visite est prescrite. Elle doit toutefois avoir lieu dans la limite des deux mois comptés depuis le premier contrôle, comme le prévoit l’article 8 de l’arrêté.
Une fois les réparations validées, le contrôle est valable deux ans. Service-Public précise que ces deux ans courent à partir de la date du contrôle défavorable, et non de celle de la contre-visite. Après un contrôle défavorable le 5 juin 2026 et une contre-visite favorable le 4 juillet, la voiture est donc en règle jusqu’au 4 juin 2028.
Important
Ne gardez pas ce rendez-vous pour les derniers jours. Si le défaut est encore constaté, vous ne disposerez que des jours restants sur les deux mois pour le corriger. Au-delà, il faudra repasser un contrôle complet.
Peut-on continuer à rouler après un contrôle défavorable ?
Oui avec une défaillance majeure. Non avec une défaillance critique, au-delà du jour du contrôle.
Avec une défaillance majeure
Le contrôle reste valable deux mois. La voiture peut donc circuler normalement pendant ce délai, le temps de la faire réparer et de retourner au centre. Au-delà, elle n’a plus de contrôle technique valide.
Avec une défaillance critique
La validité est limitée au jour du contrôle, selon l’arrêté du 18 juin 1991. Dès le lendemain, la voiture n’a plus de contrôle technique valide et ne doit plus circuler. La DGCCRF précise que les défauts doivent être réparés pour qu’elle puisse de nouveau rouler.
Vous pouvez encore rentrer chez vous ou rejoindre un garage le jour même. Si la réparation n’est pas faite dans la journée, la voiture devra ensuite être remorquée ou transportée sur un plateau jusqu’à l’atelier.
Un rappel non effectué peut-il faire échouer le contrôle ?
Oui, dans le cas des airbags Takata placés en « stop drive ».
Depuis le 1er janvier 2026, le ministère des Transports indique qu’une voiture concernée par un rappel Takata en « stop drive » est automatiquement mise en contre-visite. Elle n’a plus le droit de circuler tant que l’airbag n’a pas été remplacé, et le contrôle ne peut être validé qu’après la réparation.
Pour les autres rappels graves, le procès-verbal mentionne simplement le rappel, sans contre-visite. En décembre 2025, le ministère estimait que 1,3 million de véhicules en « stop drive » étaient toujours en circulation.
Le remplacement de l’airbag est pris en charge à 100 % par le constructeur, selon le ministère. Vérifiez votre numéro VIN, inscrit en case E de la carte grise, sur le site de votre marque avant de vous rendre au contrôle.
Combien coûte une contre-visite ?
Il n’existe pas de tarif national : chaque centre fixe librement son prix.
Selon Service-Public, les prix du contrôle et de la contre-visite varient d’un centre à l’autre et doivent être affichés de manière visible à l’entrée principale. La DGCCRF ajoute qu’ils doivent aussi figurer à l’accueil.
Pour comparer, la DGCCRF publie les tarifs déclarés par les centres agréés sur le site prix.conso.gouv.fr, avec une carte interactive. Chaque centre y indique le prix de sa visite et un prix minimum et maximum pour la contre-visite. Demandez donc le montant exact avant de réserver.
Le coût des réparations s’ajoute à celui du passage au centre. La DGCCRF rappelle que les centres de contrôle sont indépendants des garages : ils ne réparent pas la voiture. Conservez la facture de l’atelier dans votre dossier d’entretien : elle prouve ce qui a été remplacé.
La contre-visite peut-elle être gratuite ?
Parfois, mais aucune règle ne l’impose.
La gratuité relève d’une politique commerciale. Le réseau Autosur indique que chacun de ses centres fixe ses prix et que certains proposent des offres forfaitaires, comme un contrôle avec contre-visite gratuite. Les centres Dekra, Norisko et Autocontrol proposent de leur côté, en septembre 2026, un forfait qui inclut une contre-visite dans le prix du contrôle.
Ces formules ont leurs conditions. Ce forfait impose par exemple de revenir dans le même centre, dans le délai de deux mois, et rien n’est remboursé si aucune contre-visite n’est prescrite. Comparez donc le prix total des deux passages, et non celui du seul contrôle.
Faut-il retourner dans le même centre ?
Service-Public précise que ce second passage peut avoir lieu dans le centre qui a réalisé le contrôle ou dans un autre centre agréé. L’arrêté prévoit alors que le nouveau centre archive une copie du contrôle initial avec son propre procès-verbal.
Présentez-vous avec l’original du procès-verbal défavorable et la carte grise. Si le procès-verbal a été perdu et que le centre ne peut pas consulter les données du contrôle, un nouveau contrôle complet est exigé.
Changer de centre peut être utile si le premier est éloigné de votre garage ou plus cher. Vérifiez simplement qu’une offre promotionnelle ne vous oblige pas à revenir au même endroit.
Que se passe-t-il si le délai de deux mois est dépassé ?
La contre-visite n’est plus possible : il faut repasser un contrôle technique complet.
C’est ce que prévoit l’arrêté du 18 juin 1991. Si ce nouveau contrôle relève encore des défauts, une contre-visite est prescrite avec un nouveau délai de deux mois.
Entre-temps, la voiture n’a plus de contrôle technique valide. Rouler dans ces conditions expose en règle générale à une amende forfaitaire de 135 €, et jusqu’à 750 €, selon Service-Public en septembre 2026. La DGCCRF précise que cette infraction ne retire aucun point sur le permis.
Les forces de l’ordre peuvent aussi immobiliser la voiture et retenir la carte grise. Une fiche de circulation valable sept jours est alors remise pour aller passer le contrôle. La mise en fourrière est également possible.
Côté assurance, la MAIF rappelle que les victimes d’un accident restent indemnisées. L’assureur peut toutefois se retourner contre le conducteur responsable, dont certaines garanties peuvent être supprimées s’il est prouvé que l’absence de contrôle a joué sur les dommages.
Peut-on vendre sa voiture avant la contre-visite ?
Oui si les défaillances sont majeures. Non à un particulier si l’une d’elles est critique.
Défaillances majeures : une vente possible en l’état
Pour une voiture de plus de quatre ans vendue à un particulier, le contrôle doit dater de moins de six mois. Selon Service-Public, la vente en l’état reste possible si elle intervient moins de deux mois après le contrôle : c’est alors l’acheteur qui fait réparer et passe la contre-visite.
L’acheteur ne dispose pas de deux nouveaux mois, puisque le délai court depuis votre contrôle. La DGCCRF précise qu’il achète alors en connaissance de cause et se charge des réparations.
Défaillances critiques : réparer avant de vendre
Service-Public est explicite : en cas de défaillance critique, la réparation et la contre-visite doivent être faites avant de vendre la voiture à un particulier.
Vente à un professionnel
Un garage ou un concessionnaire peut racheter la voiture sans contrôle technique récent, puisqu’il la reprend en l’état. Lorsque les réparations coûteraient trop cher, comparer plusieurs offres de reprise professionnelle devient souvent la solution la plus simple.
Côté acheteur, le rapport HistoVec affiche l’historique des contrôles techniques d’une occasion. Un résultat défavorable dans l’historique n’est pas un problème en soi, mais demandez le procès-verbal pour savoir ce qui a été réparé.
Carte grise : les règles pour l’acheteur
L’acheteur peut faire immatriculer la voiture à son nom tant que le délai de deux mois n’est pas dépassé.
Service-Public exige un contrôle de moins de six mois à la date de dépôt de la demande de carte grise. Lorsqu’une contre-visite a été prescrite, le délai de deux mois accordé pour la faire ne doit pas être dépassé. Sinon, un nouveau contrôle doit être réalisé.
Faites donc la demande dès la signature du certificat de cession, et planifiez les réparations en même temps. Le temps restant avant la fin des deux mois est souvent court.
La marche à suivre après un contrôle technique défavorable
Commencez par repérer la lettre inscrite sur le procès-verbal, puis suivez cet ordre :
- identifiez les défaillances majeures et critiques listées par le contrôleur ;
- en cas de défaillance critique, ne reprenez pas le volant après le jour du contrôle ;
- faites établir un devis par un garage et fixez rapidement une date de réparation ;
- réservez le nouveau passage dans le centre de votre choix, après avoir comparé les tarifs ;
- présentez-vous avec l’original du procès-verbal et la carte grise, bien avant la fin des deux mois.
La date à retenir reste celle du premier contrôle. C’est elle qui fixe à la fois la date limite pour faire vérifier les réparations et l’échéance du prochain contrôle technique, deux ans plus tard.


