L’essentiel à retenir

  • Onze marques figurent actuellement dans la liste officielle du leasing social.
  • L’éligibilité porte sur un modèle et parfois sur une version précise, pas sur toute la marque.
  • Renault, Peugeot, Opel et Hyundai proposent plusieurs véhicules éligibles.
  • Tesla, Volkswagen, Škoda, MG, BYD et Dacia ne figurent pas dans la liste officielle actuelle.
  • Un véhicule éligible n’est pas nécessairement disponible : il doit être proposé par un loueur conventionné et rester en stock.
  • La liste de l’ADEME est mise à jour mensuellement et doit être vérifiée avant la signature.

Le leasing social ne concerne pas automatiquement toutes les voitures électriques d’une marque. Un constructeur peut participer au dispositif avec un seul modèle, tandis que ses autres véhicules électriques restent exclus.

Au 2 août 2026, la liste officielle publiée par le ministère de la Transition écologique comprend 11 marques et 20 modèles. L’ADEME recense parallèlement 42 types-variantes-versions, ou TVV, car différentes batteries, motorisations et finitions d’un même modèle peuvent recevoir un traitement différent.

Les marques et modèles officiellement éligibles

La liste ci-dessous correspond au document officiel du ministère daté du 8 juillet 2026. Elle peut évoluer pendant la durée du dispositif.

MarqueModèles éligiblesAide maximale selon la version
Alfa RomeoJunior7 000 €
Citroënë-C3, ë-C3 Aircross7 000 €
FiatGrande PandaDe 6 500 à 7 000 €
HyundaiInster, Kona Electric6 500 € ou 9 000 €
JeepAvenger7 000 €
KiaEV27 000 €
LanciaYpsilon7 000 €
NissanMicra7 000 €
OpelCorsa, Frontera, Mokka7 000 €
PeugeotE-208, E-2008, E-3087 000 €
RenaultTwingo, Renault 5, Renault 4, Mégane E-TechDe 6 500 à 9 500 €

Cette liste ne signifie pas que toutes les finitions, batteries ou motorisations sont acceptées. La Renault 5 E-Tech, par exemple, peut recevoir une aide comprise entre 6 500 et 9 500 € selon son lieu de fabrication, l’origine de sa batterie et celle de son moteur. La Fiat Grande Panda connaît également des différences entre versions.

Une marque éligible ne rend pas toute sa gamme éligible

C’est la principale confusion autour du dispositif.

Hyundai figure bien dans le leasing social, mais uniquement avec l’Inster et le Kona Electric. Les Ioniq 5, Ioniq 6 ou Ioniq 9 ne font pas partie de la liste officielle du programme. Hyundai confirme d’ailleurs que ses deux modèles concernés sont l’Inster et le Kona.

Chez Kia, seul l’EV2 Autonomie Standard est actuellement proposé dans le cadre du dispositif. Une EV3 ou une EV6 peut bénéficier d’autres aides ou d’une offre commerciale, sans pour autant appartenir au leasing social.

Renault est l’une des marques les mieux représentées avec quatre modèles, mais le Scénic E-Tech n’apparaît pas dans la liste. Peugeot propose les E-208, E-2008 et E-308, mais pas le E-3008 ou le E-5008.

Bon à savoir

L’expression « éligible aux aides » utilisée sur le site d’un constructeur peut désigner la prime CEE classique et non le leasing social. Il faut rechercher explicitement la mention « leasing social 2026 » dans l’offre.

Pourquoi les montants d’aide diffèrent-ils ?

L’aide maximale de base atteint 6 500 €. Elle peut monter à 9 000 € lorsque le véhicule et sa batterie sont produits dans l’Espace économique européen.

Une majoration supplémentaire de 500 € est accordée lorsque le moteur électrique est lui aussi fabriqué dans l’EEE. L’aide peut donc atteindre 7 000 € ou 9 500 € selon la configuration, sans dépasser 29 % du coût d’acquisition du véhicule.

Ces règles produisent des situations qui ne suivent pas simplement la nationalité de la marque :

  • la Hyundai Inster reçoit au maximum 6 500 €, car le véhicule, la batterie et le moteur sont produits hors de l’EEE ;
  • le Hyundai Kona atteint 9 000 €, grâce à la production européenne du véhicule et de la batterie ;
  • les Renault 4 et Mégane E-Tech peuvent atteindre 9 500 €, avec une fabrication européenne du véhicule, de la batterie et du moteur ;
  • la Citroën ë-C3 est limitée à 7 000 €, le moteur étant européen, mais pas le véhicule et sa batterie.

Un montant d’aide supérieur permet au loueur de construire plus facilement une mensualité basse. Il ne garantit toutefois pas que le modèle sera toujours moins cher : son tarif catalogue, sa valeur résiduelle et la politique commerciale du constructeur interviennent également.

Quelles marques ne sont pas éligibles actuellement ?

Plusieurs constructeurs proposant des voitures électriques en France ne figurent pas dans la liste officielle au 2 août 2026.

C’est notamment le cas de :

  • Tesla ;
  • Volkswagen ;
  • Škoda ;
  • Cupra ;
  • Dacia ;
  • MG ;
  • BYD ;
  • Leapmotor ;
  • XPeng ;
  • BMW ;
  • Mercedes ;
  • Volvo.

Cette absence signifie simplement qu’aucun de leurs modèles n’apparaît dans la version actuelle de la liste officielle. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer si le véhicule ne respecte pas les critères techniques, si la marque n’a pas présenté d’offre ou si aucun loueur conventionné ne le propose.

La liste étant actualisée chaque mois par l’ADEME, une marque absente aujourd’hui peut éventuellement apparaître lors d’une prochaine mise à jour.

Éligible ne veut pas forcément dire disponible

La présence d’un modèle dans la liste officielle confirme qu’il peut théoriquement bénéficier du programme. Pour réellement le commander, plusieurs conditions supplémentaires doivent être réunies :

  1. la version exacte doit apparaître dans la base de l’ADEME ;
  2. un loueur conventionné doit proposer une offre sur cette version ;
  3. le véhicule doit rester disponible ;
  4. le demandeur doit respecter les conditions de ressources et d’usage ;
  5. l’organisme financier doit accepter le dossier.

Le ministère précise que le choix s’effectue parmi les véhicules proposés par les loueurs conventionnés, sous réserve de leur disponibilité. Les commandes sont ouvertes depuis le 16 juillet 2026 directement auprès des concessionnaires et organismes participants.

Un véhicule peut donc rester dans la liste alors que le quota prévu par une marque est déjà réservé. À l’inverse, un concessionnaire peut continuer à afficher le modèle dans son showroom sans disposer d’une version compatible avec le programme.

Comment vérifier la version exacte ?

L’ADEME utilise le type-variante-version, ou TVV, pour identifier précisément chaque véhicule. Ce code alphanumérique correspond notamment à une motorisation, une batterie et une version particulière. Il apparaît dans le champ D.2 de la carte grise.

Avant de signer, demandez au commercial :

  • la désignation exacte du modèle ;
  • la capacité de la batterie ;
  • la finition ;
  • le TVV prévu sur le bon de commande ;
  • le montant de l’aide appliquée ;
  • la confirmation écrite qu’il s’agit d’un contrat de leasing social.

Le montant de l’aide ne doit pas être présenté comme un apport à avancer. Le loueur la déduit du premier loyer et le client ne doit pas la payer avant d’être remboursé. Aucun frais de dossier ne peut non plus être facturé pour cette avance.

Les quatre contrôles à faire

VérificationOù regarder
Le modèle figure dans le programmeListe officielle du ministère
La version exacte est acceptéeBase TVV de l’ADEME
Le professionnel participe au programmeConcessionnaire ou loueur conventionné
Le loyer respecte les règlesContrat et échéancier détaillé

Quelles sont les conditions pour le conducteur ?

Choisir une marque éligible ne suffit pas. Le demandeur doit être majeur, résider en France et disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 €.

Il doit également remplir au moins une condition liée à son activité professionnelle :

  • habiter à plus de 10 km de son lieu de travail et utiliser sa voiture personnelle pour s’y rendre ;
  • ou parcourir plus de 8 000 km par an avec sa voiture personnelle dans le cadre professionnel.

Une personne ayant déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025 ne peut pas bénéficier de l’édition 2026.

Le dispositif ne s’adresse donc pas à tous les foyers modestes. Une personne retraitée, sans activité professionnelle et ne remplissant pas les conditions de déplacement ne sera généralement pas éligible, même si ses revenus respectent le plafond.

Que doit comprendre une véritable offre de leasing social ?

Le contrat doit durer au minimum trois ans et inclure au moins 15 000 km par an sans supplément. La mensualité de base ne peut pas dépasser 200 €, hors assurance et prestations facultatives. Chaque loueur doit par ailleurs proposer au moins 25 % de sa sélection initiale sous les 140 € mensuels.

Le professionnel ne peut pas imposer :

  • une option ;
  • un contrat d’entretien ;
  • une assurance complémentaire ;
  • des accessoires ;
  • une caution ;
  • des frais de dossier liés à l’avance de l’aide.

L’assurance automobile obligatoire reste à la charge du locataire, qui conserve le droit de choisir lui-même son assureur. L’entretien peut être ajouté, mais il augmente alors la mensualité et peut faire dépasser les 200 €.

Les pièges liés aux offres des constructeurs

Confondre leasing classique et leasing social

Un constructeur peut afficher un véhicule électrique à 149 € par mois dans une LLD traditionnelle. Cette mensualité peut nécessiter un premier loyer de plusieurs milliers d’euros et ne pas utiliser le dispositif social.

Une véritable offre doit indiquer clairement l’aide au leasing social, l’absence d’apport client et les conditions d’éligibilité.

Choisir une finition non éligible

Le modèle peut être accepté avec une batterie et refusé avec une autre. Cette situation concerne particulièrement les véhicules pour lesquels la localisation de la production varie entre les versions.

Le bon de commande doit donc correspondre exactement à la version validée dans la base de l’ADEME.

Ajouter trop d’options

La peinture, les jantes, le pack d’équipements, l’entretien ou une extension de garantie peuvent faire dépasser le seuil publicitaire.

Le plafond de 200 € concerne le loyer de base prévu par le dispositif, pas le total après l’ajout volontaire de prestations.

Attendre trop longtemps

L’édition 2026 vise au moins 50 000 contrats, mais les volumes sont répartis entre les loueurs et les modèles. Une voiture officiellement éligible peut donc devenir indisponible avant la fin théorique du programme.

Quelles marques offrent actuellement le plus de choix ?

Stellantis domine numériquement la liste avec Alfa Romeo, Citroën, Fiat, Jeep, Lancia, Opel et Peugeot. Ces sept marques représentent douze des vingt modèles officiels.

Renault propose la gamme la plus large sous une seule marque avec la Twingo, la Renault 5, la Renault 4 et la Mégane E-Tech.

Hyundai couvre deux besoins différents avec la petite Inster et le SUV Kona. Kia et Nissan ne proposent pour l’instant qu’un seul modèle chacun : l’EV2 et la Micra.

Le nombre de modèles ne doit toutefois pas constituer le seul critère. Une marque proposant quatre véhicules peut disposer de stocks très limités, tandis qu’une offre unique peut être plus facilement disponible localement.

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